Auteur/autrice : corinne

Passer moins de temps devant les écrans, un gage de longévité ?

C’est ce que suggère une nouvelle étude britannique menée par des chercheurs de l’Université de Glasgow auprès de 500 000 personnes sur la période 2006-2012. Cette étude met ainsi en relation le nombre d’heures passées chaque jour devant un écran et certains risques pour la santé. Une durée inférieure à deux heures par jour est associée à une diminution du risque de développer certaines maladies comme le cancer ou les troubles cardiovasculaires. De façon plus précise, les chercheurs estiment que si tous les participants de l’étude avaient limité leur consommation d’écrans à deux heures au plus par jour, 5,62 % des décès, et 7,97 % des décès suite à des problèmes cardiovasculaires auraient été évités ou retardés. D’autres facteurs sociaux peuvent toutefois entrer en ligne de compte dans ce sur-risque comme la tendance au grignotage et le statut-socio-économique qui sont souvent liés au niveau de consommation d’écrans.

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Confinement : quel impact sur l’emploi du temps des enfants ?

De nombreuses études ont cherché à comprendre en quoi le confinement avait bousculé les habitudes de vie des jeunes. Parmi celles-ci, une étude menée par le Cerdi à Clermont-Ferrand, met à jour l’impact du confinement sur l’emploi du temps des enfants. Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants :

  • le temps consacré au travail scolaire a fortement diminué puisqu’il est passé de 6 heures en moyenne à 2h20 durant le confinement ;
  • les cours en ligne ont eu un impact positif sur la progression des collégiens et des lycéens mais n’ont pas eu d’effets sur les enfants les plus jeunes ;
  • le temps passé devant les écrans a doublé quel que soit l‘âge de l‘enfant avec une moyenne de de deux heures par jour, mais le temps consacré à la lecture a également progressé avec une moyenne d’une heure 30 par jour durant le confinement (vs moins d’une heure avant le confinement) ;
  • enfin, les parents ont constaté un état émotionnel plus dégradé pour les plus petits, pour lesquels la socialisation et les interactions à l’école jouent un rôle fondamental.

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Plus d’écrans, moins d’activité physique : le bilan du confinement chez nos enfants

La sédentarité des jeunes générations s’est aggravée avec le confinement. Telle est la conclusion d’une nouvelle étude menée par Harris Interactive pour l’association Assurance Prévention et l’Institut de recherche Biomédicale et d’épidémiologie du Sport. Selon cette étude, les jeunes de 6 à 18 ans ont pratiqué des activités sédentaires durant en moyenne 33,3 heures par semaine pendant le confinement (contre 22,6 heures hebdomadaires avant le confinement), soit une hausse de près de 50 % ! De façon plus détaillée, le temps consacré aux activités sédentaires s’est réparti comme suit :

  • regarder la télévision : 10 heures par semaine en moyenne ;
  • surfer sur le web : 7,7 heures en moyenne ;
  • jouer aux jeux vidéos 7,2 heures en moyenne ;
  • échanger avec ses amis sur les réseaux sociaux ou via SMS : 5,1 heures.

Cette forte progression des activités sédentaires s’est faite au détriment de l’activité physique qui a été pratiquée à hauteur de 2,7 heures en moyenne par semaine durant le confinement (vs 3,5 heures hebdomadaires début mars) alors que l’OMS recommande a minima une heure d’activité physique chaque jour pour les enfants ! Il est donc essentiel de profiter des vacances d’été pour inciter les jeunes à renouer avec une activité physique régulière.

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L’association 3-6-9-12 en campagne : ne laissons pas un écran nous séparer de nos enfants !

« Votre enfant a besoin de votre regard. Ne laissez pas un écran vous séparer ». Tel est le message fort de la nouvelle campagne menée par l’association 3-6-9-12 pour attirer l’attention des parents sur le fait que leur hyperconnexion nuit à la relation qu’ils ont avec leurs enfants et à leur développement. Un nombre croissant de parents sont en effet focalisés sur leur smartphone dans leurs moments de loisirs ou dans la rue, au détriment de leurs jeunes enfants qui parviennent difficilement à capter leur attention. Il est urgent de prendre conscience des risques liés à ce nouveau phénomène car comme le montrent plusieurs études américaines récentes :

  • utiliser son smartphone en même temps que l’on parle ou joue avec son enfant contribue à appauvrir l’échange avec ce dernier et peut entraîner un retard d’apprentissage sur le plan verbal et mimo-gestuel ;
  • un enfant qui éprouve des difficultés à attirer l’attention de ses parents aura plus de mal à construire un attachement sécurisant ;
  • à l’extérieur et notamment dans les jardins publics, le défaut d’attention des parents augmente le risque d’accidents des enfants.

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Télétravail : comment préserver ses yeux ?

La crise sanitaire a été l’occasion pour de nombreuses entreprises de généraliser la pratique du télétravail afin de maintenir leur activité tout en protégeant leurs salariés. Mais cette pratique du travail à distance, souvent associée à un usage important des écrans, n’est pas sans risques pour les yeux. Elle peut notamment provoquer une sécheresse oculaire car on a tendance à moins cligner des yeux lorsque l’on est concentré sur un écran. Quelques réflexes permettent toutefois de limiter ces risques :

  • penser à cligner des yeux souvent en cas d’activité prolongée sur écrans ;
  • utiliser des larmes artificielles pour humidifier ses yeux ;
  • maintenir une distance adaptée entre ses yeux et son écran (40 à 50 cm pour une tablette ou un smartphone et 60 à 70 cm pour un écran d’ordinateur) ;
  • garder la hauteur de l’écran vers le bas pour plus de confort visuel et moins de risques de sécheresse oculaire ;
  • suivre la « règle du 20-20-20 » : faire une pause de 20 secondes toutes les 20 minutes en regardant à 20 pieds ;
  • se déconnecter des écrans au moins deux heures avant d’aller au lit.

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Déconfinement : comment revenir à un usage modéré des écrans ?

Avec le confinement, l’usage des écrans a considérablement augmenté chez les petits comme chez les grands. Enseignement à distance, activités de loisirs, besoin d’occuper ses enfants pour pouvoir s’adonner aux tâches professionnelles ou domestiques… De nombreux parents ont dû déroger à leurs principes et être plus permissifs sur la pratique des écrans de leurs enfants.

Maintenant que le confinement est terminé et que les enfants retrouvent progressivement le chemin de l’école, il est important de refixer un cadre pour revenir à une pratique numérique plus modérée.

Pour un retour à la normale en douceur, les experts recommandent aux parents d’engager un dialogue avec leurs enfants. Objectif : leur expliquer que le confinement était une période exceptionnelle durant laquelle les règles ont dû être aménagées mais qu’à présent il est temps de retrouver la vie et les règles d’avant : un temps limité d’écrans chaque jour, pas d’écran 1h30 avant d’aller au lit… Pour faire accepter cette transition, rien de mieux que de proposer à ses enfants des activités alternatives aux écrans : lecture, jeux en famille, musique… Mais il est également essentiel de s’interroger sur sa propre consommation d’écrans durant le confinement et de s’imposer des limites pour donner le bon exemple à ses enfants.

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Ecrans et confinement : comment prendre soin de ses yeux ?

Télétravail, école à distance, activités numériques de loisirs. En cette période de confinement, nous passons de plus en plus de temps sur les écrans, avec à la clé un risque accru de fatigue oculaire. Le Dr Xavier Subirana, membre du conseil d’administration de l’Asnav et vice-président du Syndicat des ophtalmologistes, rappelle les gestes à adopter pour préserver sa vision des effets négatifs de l’hyperconnexion :

  • placer son écran de smartphone à une distance de 33 cm du nez ;
  • en cas d’activité sur ordinateur, veiller à avoir le regard plus haut que l’écran de quelques centimètres ;
  • Ne jamais utiliser un écran dans le noir ni face ou dos à la lumière ;
  • en cas d’activité prolongée sur écrans, penser à faire des pauses régulièrement pour bouger les yeux ;
  • porter ses lunettes en permanence ;
  • prévoir des moments sans écrans dans la journée pour reposer sa vue.

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Une application pour les piétons accros au portable !

Face à la hausse des accidents impliquant les piétons, la RATP teste durant un mois à Vélizy une nouvelle application dédiée aux « smombies », ces piétons qui gardent les yeux rivés sur leur smartphone au moment de traverser la route.

Baptisée AMY, cette application connectée aux feux tricolores, envoie une alerte sur le smartphone du piéton qui produit différents effets suivant le paramétrage de l’application : diminuer le volume sonore de la musique, amplifier les bruits extérieurs, déclencher une vibration ou une alerte visuelle sur le smartphone. D’autres expérimentations de cette application sont prévues sur des véhicules autonomes et sur des lignes de bus. Cette innovation soulève toutefois une question : ne risque-t-elle pas de déresponsabiliser davantage les utilisateurs de smartphones ? L’expérience le dira.

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Football : des joueurs professionnels accros aux écrans ?

La déferlante numérique n’a pas épargné le milieu du football professionnel. Tel est le constat alarmant fait par Christophe Galtier, entraîneur du LOSC au sujet de ses joueurs. Selon lui, le phénomène d’addiction des joueurs aux écrans est tellement marqué qu’il n’hésite pas à parler « d’héroïne des année 2020 ». Compte tenu des problèmes de concentration que cette pratique peut poser avant les matchs, il a pris des mesures pour réguler l’usage des téléphones portables : « À une heure du coup d’envoi, il n’y (a) plus de téléphones et plus d’écrans (dans les vestiaires) , c’est-à-dire environ 25 minutes avant de sortir à l’échauffement. »

D’autres responsables de clubs sont également préoccupés par la question, à l’image de Philippe Montanier du RC Lens qui a pris des mesures encore plus radicales pour éviter que la pratique des écrans ne perturbe ses joueurs. Tous les matins, ces derniers se voient ainsi confisquer leurs téléphones jusqu’à la fin de l’entraînement. Ces efforts ont rapidement été suivis d’effets puisque la vie de groupe et les échanges entre les joueurs se sont trouvés renforcés.

Ce phénomène n’épargne aucune équipe. Les anecdotes sur l’usage excessif des écrans par certains joueurs se multiplient aux quatre coins du monde… Plus récemment, Neymar avait même admis avoir appris la mort de Kobe Bryant durant la mi-temps du match opposant le PSG au LOSC !

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La sédentarité, nouveau fléau chez les jeunes du monde entier

Tel est le principal enseignement d’une étude publiée en novembre 2019 dans la revue médicale The Lancet Child & Adolescent Health.

Les auteurs de cette étude ont compilé des données recueillies dans le cadre scolaire auprès de 1,6 million d’adolescents âgés de 11 à 17 ans issus de 146 pays. Ces derniers ont été interrogés sur leurs dépenses physiques (sport, déplacements actifs, tâches domestiques…). Il ressort que plus de 80 % des jeunes pratiquent moins d’une heure d’activité physique par jour.

De nombreux facteurs peuvent expliquer cette progression de la sédentarité : manque d’informations sur les recommandations officielles, niveau d’équipements insuffisant, augmentation du temps consacré aux écrans… La France ne fait pas figure de bonne élève puisque 87 % des adolescents de 11 à 17 ans ne respecteraient pas les recommandations officielles. Et les filles sont davantage touchées que les garçons par cette progression de la sédentarité.

Un phénomène d’autant plus inquiétant que l’impact de la sédentarité sur la santé est aujourd’hui bien établi : risque accru de surpoids, de maladies chroniques, moindres performances en termes d’apprentissage…

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