Auteur/autrice : corinne

Le temps d’écrans : un sujet de préoccupation majeure pour les parents en période de COVID

Avec la santé émotionnelle, le temps d’écrans arrive en tête des préoccupations des parents pour la santé de leurs enfants en période de pandémie, selon une étude américaine menée par une équipe de la Michigan Medicine.

Il est vrai qu’aux Etats-Unis comme dans beaucoup d’autre pays, les enfants ont vu leur quotidien profondément bouleversé par les mesures restrictives prises afin de limiter la propagation du virus : école à distance, diminution des relations sociales, réduction du temps passé en extérieur…

Si ce nouveau mode de vie a entraîné une augmentation du temps passé devant les écrans, les auteurs de l’étude relativisent toutefois en mettant en avant le rôle positif des nouvelles technologies pour maintenir un lien social et éviter l’isolement des enfants et des adolescents.

Toutefois, ils rappellent à quel point il est nécessaire de fixer des règles à la maison pour réguler le temps consacré aux écrans afin d’éviter que celui-ci ne perturbe le sommeil des enfants ou ne remplace d’autres activités essentielles comme l’activité physique.  Enfin, les parents doivent rester attentifs à certains signes d’alerte pouvant révéler un mal-être comme des troubles du comportement, du sommeil ou de l’appétit…

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Ecrans, sommeil, surpoids : les liaisons dangereuses

Une nouvelle étude européenne menée auprès de 4 000 enfants âgés de 2 à 11 ans met en évidence les effets délétères d’une forte exposition aux écrans sur le bien-être et la santé de nos enfants.

Selon cette étude dont les résultats ont été présentés lors du Congrès européen et international sur l’obésité (ECOICO 2020), il existe une corrélation entre la durée d’exposition aux écrans, la durée de sommeil et le risque surpoids des enfants. Les enfants passant le plus de temps devant les écrans étaient ceux qui dormaient le moins et inversement. De plus, chaque heure supplémentaire passée devant un écran ou chaque heure de sommeil en moins était associée à un risque accru de souffrir de surpoids ou d’obésité.

Des études complémentaires devront toutefois être menées pour comprendre ce lien entre sommeil, temps d’exposition aux écrans et surpoids.

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Plus de deux heures d’écran par jour : un risque accru d’anxiété et de dépression chez les jeunes

Tel est le principal enseignement d’une étude menée au Canada entre 2014 et 2018 par des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique auprès de plus de 28 000 adolescents âgés de 12 et 13 ans.

Selon les résultats de cette étude publiés dans la revue Preventive Medicine, certaines activités comme le sport ou le dessin sont associées à des niveaux plus élevés d’optimisme et de satisfaction. A contrario, une exposition de plus de deux heures par jour aux écrans augmente le risque d’anxiété et de symptômes dépressifs. Par ailleurs, cette corrélation est plus marquée chez les filles sans que les chercheurs puissent l’expliquer.
Cette étude confirme si besoin était le rôle essentiel joué par les activités extrascolaires hors écrans dans le bien-être des jeunes et la nécessité de continuer à les encourager alors que la saison et le confinement sont propices à l’hyperconnexion.

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Serge Tisseron : « Quand les parents sont sur leur téléphone, ils ne répondent pas à leur bébé »

Alors que les écrans ont envahi nos vies et celles de nos enfants, le Dr Serge Tisseron, psychiatre et membre de l’Observatoire sur le bon usage des écrans, nous rappelle quelques conseils pour limiter ce phénomène inquiétant mais qui n’est pas inéluctable :

  • Respecter la règle « pas d’écrans avant 3 ans » et proposer aux enfants des alternatives aux activités digitales (jeux en extérieur, lecture de comptines…) ;
  • Limiter son propre usage des écrans en présence de ses enfants : « Quand les parents sont sur leur téléphone, ils ne répondent pas à leur bébé ou en faisant des phrases beaucoup plus courtes. C’est très perturbant pour l’enfant. Il en résulte des problèmes de communication, de repli sur soi et d’appétence pour les écrans. L’adulte semble en effet être tellement captivé par ce qu’il voit que l’enfant, dans un réflexe identificatoire, va chercher constamment à avoir accès à cet écran adoré par ses parents. »
  • Face à un usage excessif des écrans, la solution n’est pas à chercher dans la coercition comme en Chine où il existe des camps de rééducation ni dans la prescription d’antidépresseurs comme certains psychiatres sont tentés de le faire. Le meilleur moyen d’éviter les dérives est d’encourager les bonnes pratiques (pas de téléphone dans la chambre, couvre-feu digital avant de dormir, activités partagées en famille, etc.).

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Confinement : évitons de trop exposer nos enfants aux écrans !

Même si les écoles restent ouvertes, les enfants sont amenés à passer plus de temps que d’ordinaire à la maison en raison du confinement. Le pédopsychiatre Louis Véra nous délivre quelques conseils pour éviter que confinement ne rime avec « trop d’écrans » :

  • utilisez les activités sur écrans comme des occasions de partage en famille. Par exemple, initiez-vous aux jeux vidéos préférés de vos enfants plutôt que de les laisser jouer seuls ;
  • gardez le contrôle sur le temps consacré chaque jour aux écrans par vos enfants : proposez leur d’avoir un peu plus d’écrans en échange d’activités plus stimulantes (lecture par exemple) ;
  • utilisez les écrans pour stimuler leur créativité ou leur imaginaire : podcasts pour enfants, initiation au codage informatique via scratch, etc.
  • évitez d’exposer les jeunes enfants aux écrans (pas d’écrans avant deux ans au moins) ;
  • limitez le temps d’écrans quotidien en fonction de l’âge de l’enfant (ex. : pas plus de trente minutes par jour entre 3 et 5 ans) et veillez à ce que ces activités digitales ne se fassent pas au détriment d’autres activités plus bénéfiques en termes de développement (lecture, activités manuelles…).

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La lumière bleue des écrans a-t-elle un impact sur la fertilité masculine ?

C’est ce que suggère une étude israélienne dont les résultats ont été présentés lors du congrès SLEEP de l’American Academy of Sleep Medicine.

Selon cette étude fondée sur une cohorte de 116 individus âgés de 21 à 59 ans, il existe une corrélation entre la qualité du sperme et une exposition prolongée à la lumière bleue des écrans le soir. Les hommes ayant des activités numériques tard dans la nuit avaient en particulier une proportion plus importante de sperme « immotile » que les autres participants de l’étude. A contrario, les chercheurs ont constaté que la qualité du sperme augmentait avec la durée du sommeil. Autant de bonnes raisons d’appliquer un couvre-feu digital et de prendre pour habitude de se déconnecter des écrans au moins une heure avant de se coucher.

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Surconsommation des écrans : quel impact sur les résultats à l’école ?

Si les effets négatifs d’une surexposition aux écrans sur la santé et le développement des enfants font l’objet d’une littérature abondante, l’impact de cette pratique sur les résultats scolaires était jusqu’à présent peu connu. Une équipe de chercheurs australiens du Murdoch Children’s Research Institute s‘est intéressée à cette question et vient de publier les résultats de son étude dans la revue Public Library of Science. Ils ont suivi 1 239 enfants âgés de 8 à 9 ans, habitant à Melbourne. Les chercheurs ont comparé leurs résultats scolaires avec les données nationales, et ont effectué la même comparaison deux ans plus tard. Pendant ces deux années de suivi, ils ont interrogé les parents sur la pratique numérique de leurs enfants (tous écrans confondus). Les premiers enseignements de cette étude sont inquiétants :

  • les enfants passant plus de deux heures par jour devant la télévision entre 8 et 9 ans avaient de moindres performances en lecture entre 10 et 11 ans (perte estimée à un tiers d’année en apprentissage) ;
  • de même, les enfants consacrant plus d’une heure par jour à des activités sur ordinateur avaient un retard en calcul.

Ces résultats incitent à la réflexion alors que le contexte sanitaire actuel réduit le temps consacré par les enfants aux activités en extérieur au profit de celui passé sur les écrans à la maison.

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Trop d’écrans, moins de sommeil : un risque de surpoids accru pour les enfants

Tel est l’enseignement majeur d’une nouvelle étude menée auprès d’une cohorte de plus de 4 000 enfants âgés de 2 à 11 ans et issus de huit pays européens. Présentée lors du Congrès européen et international sur l’obésité début septembre 2020, cette étude met en évidence une relation étroite entre consommation excessive d’écrans, manque de sommeil et surpoids. Concrètement, sur la base de questionnaires renseignés par les parents, les chercheurs ont constaté l’existence d’une corrélation entre le temps passé devant les écrans par les enfants et la durée de leur sommeil. Autrement dit, plus les enfants étaient exposés aux écrans, moins ils dormaient. Par ailleurs, chaque heure de sommeil en moins était associée à un risque majoré de 23 % de souffrir de surpoids ou d’obésité.

Cette étude montre à nouveau l’importance du sommeil dans le développement des enfants et l’impact négatif d’une surexposition aux écrans, tant sur le plan du sommeil que du métabolisme.

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Passer moins de temps devant les écrans, un gage de longévité ?

C’est ce que suggère une nouvelle étude britannique menée par des chercheurs de l’Université de Glasgow auprès de 500 000 personnes sur la période 2006-2012. Cette étude met ainsi en relation le nombre d’heures passées chaque jour devant un écran et certains risques pour la santé. Une durée inférieure à deux heures par jour est associée à une diminution du risque de développer certaines maladies comme le cancer ou les troubles cardiovasculaires. De façon plus précise, les chercheurs estiment que si tous les participants de l’étude avaient limité leur consommation d’écrans à deux heures au plus par jour, 5,62 % des décès, et 7,97 % des décès suite à des problèmes cardiovasculaires auraient été évités ou retardés. D’autres facteurs sociaux peuvent toutefois entrer en ligne de compte dans ce sur-risque comme la tendance au grignotage et le statut-socio-économique qui sont souvent liés au niveau de consommation d’écrans.

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Confinement : quel impact sur l’emploi du temps des enfants ?

De nombreuses études ont cherché à comprendre en quoi le confinement avait bousculé les habitudes de vie des jeunes. Parmi celles-ci, une étude menée par le Cerdi à Clermont-Ferrand, met à jour l’impact du confinement sur l’emploi du temps des enfants. Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants :

  • le temps consacré au travail scolaire a fortement diminué puisqu’il est passé de 6 heures en moyenne à 2h20 durant le confinement ;
  • les cours en ligne ont eu un impact positif sur la progression des collégiens et des lycéens mais n’ont pas eu d’effets sur les enfants les plus jeunes ;
  • le temps passé devant les écrans a doublé quel que soit l‘âge de l‘enfant avec une moyenne de de deux heures par jour, mais le temps consacré à la lecture a également progressé avec une moyenne d’une heure 30 par jour durant le confinement (vs moins d’une heure avant le confinement) ;
  • enfin, les parents ont constaté un état émotionnel plus dégradé pour les plus petits, pour lesquels la socialisation et les interactions à l’école jouent un rôle fondamental.

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