Catégorie : Etudes

Passer plus de deux heures par jour devant les écrans nuirait aux capacités intellectuelles des enfants

Selon une nouvelle étude canadienne menée auprès de 4 520 enfants américains âgés de 8 à 11 ans et publiée le 27 septembre dans la revue britannique Lancet Child and Adolescent Health, une exposition aux écrans de plus de deux heures par jour aurait un impact négatif sur le développement cognitif des enfants. Cette conclusion s’appuie sur des tests cognitifs portant sur le langage, la mémoire, la réactivité, la concentration… et qui permettent d’établir un lien entre le temps consacré aux écrans, le sommeil et les performances intellectuelles des enfants.

Cette étude montre par ailleurs qu’une très large majorité des enfants de la cohorte dépasse ce seuil de deux heures quotidiennes d’écrans. Ainsi, seuls 5 % des enfants respectent les recommandations des autorités canadiennes : moins de deux heures d’écran, 9 à 11 h de sommeil et au moins une heure d’activité physique chaque jour. Près d’un tiers n’en suit même aucune ! Et les enfants de l’étude passent en moyenne 3,6 heures par jour les yeux rivés sur un écran !

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Une nouvelle tendance chez les jeunes : se reconnecter au réel

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de la San Francisco State University et publiée dans la revue NeuroRegulation, met à nouveau en évidence les risques de mal être et d’isolement liés à la pratique excessive des écrans.

Réalisée auprès de 135 étudiants, cette étude confirme les effets néfastes de l’hyperconnexion sur la vie sociale. Plus on est connecté, plus on est seul. Elle révèle également un autre effet délétère chez les jeunes qui sont connectés en permanence : la perte de concentration du fait que le cerveau n’est jamais mis au repos.

Mais cette étude est également porteuse d’espoir en mettant en évidence l’émergence d’une volonté nouvelle chez certains jeunes de préserver l’expérience de la vie réelle en adoptant des stratégies préventives. Certains ont choisi de quitter les réseaux sociaux, pour privilégier les relations de visu, d’autres ont décidé de délaisser leurs écouteurs pour davantage être à l’écoute de l’environnement qui les entoure. Autant de bonnes pratiques à suivre et à encourager…

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Les écrans augmentent-ils le risque de dépression chez les jeunes ?

Selon une étude menée par des chercheurs de l’université de San Diego, dont les résultats ont été publiés sur le site de Clinical Psychological Science, la surconsommation d’écrans favoriserait l’état dépressif chez les jeunes. Ces chercheurs mettent ainsi en relation l’augmentation du nombre de tentatives de suicide observée chez les adolescents entre 2010 et 2015 et la progression du taux d’équipement en smartphones au sein de la même population durant la même période.

Ils ont même défini un seuil (deux heures de connexion par jour) au-delà duquel le risque suicidaire serait accru. Les jeunes consacrant plus de cinq heures chaque jour aux activités sur écrans auraient selon cette étude 71 % de risque en plus de souffrir de dépression, d’avoir des idées noires, de penser au suicide ou de tenter de mettre fin à leurs jours.

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Surpoids, sédentarité, écrans, les liaisons dangereuses.

A l’occasion de la Journée Européenne de l’obésité du 18 mai dernier, une enquête a été menée auprès de parents sur les problèmes de surpoids et d’obésité chez l’enfant, à l’initiative du site mpedia.fr, conçu par l’association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA). Les résultats de cette étude mettent en avant l’importance de certaines mauvaises habitudes en lien avec le temps passé sur les écrans. Alors que le manque d’activité physique est un facteur reconnu d’obésité, on apprend ainsi que :

  • 37% des parents interrogés n’envisagent pas systématiquement une sortie tous les week-ends, or on sait à quel point il est important pour les jeunes enfants de pouvoir sortir durant les temps de loisirs pour se défouler. Le risque est donc que les parents compensent l’absence de sortie par du temps d’écrans pour canaliser le trop plein d’énergie de leur progéniture.
  • Par ailleurs, 29% des parents déclarent que leurs enfants ne pratiquent pas d’activité physique quotidiennement et 26% affirment que leur enfant n’a pas du tout d’activité physique en dehors de l’école et/ou de la garderie.
  • Enfin, 20% des enfants prennent leur repas « de temps en temps » devant les écrans or, on sait que ce type de pratique augmente le risque que l’enfant ingère des quantités de nourriture supérieures à ses besoins.

Des conclusions qui nous incitent grandement à limiter le temps passé par nos enfants devant les écrans au profit d’activités leur permettant de se dépenser davantage !

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Fondation April/BVA : un baromètre sur l’hyperconnexion des Français

Quel est le rapport des Français aux écrans ? Cette question centrale a fait l’objet d’un baromètre réalisé par l’institut BVA pour la Fondation April, dont les résultats viennent d’être publiés.

Cette étude est riche d’enseignements : on y apprend entre autres que 72 % des Français pensent qu’il serait bénéfique pour leur santé et leur bien-être de limiter le temps de connexion sur les écrans. Ils consacrent en moyenne 4 h 22 par jour aux activités sur écrans (smartphone, tablette, ordinateur portable ou fixe…). Certaines populations sont plus exposées que d’autres pour des raisons personnelles ou professionnelles : les cadres y consacrent 7 h 13 chaque jour, les 18-34 ans ou « Digital natives » 6 h par jour, suivis de près par les parents d’enfants de moins de 10 ans avec 6 h 26 d’exposition quotidienne !

A la question de la dépendance, près de 7 Français sur 10 se disent incapables de se passer de ces sacro saints objets connectés plus d’une journée et parmi eux 29% se considèrent comme totalement dépendants.

Quant à l’impact des écrans sur la santé et le bien-être, il reste encore largement sous-estimé puisque la moitié des Français pensent que l’exposition aux écrans n’a aucun impact sur leur santé en général, tandis que 1/3 des Français s’estiment mal informés sur ce point… Il reste encore du chemin à parcourir en matière de sensibilisation sur le bon usage des écrans !

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Les écrans, une menace pour la relation parent-enfant ?

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Pediatric Research, l’interférence des écrans dans les activités familiales nuirait à la relation parent-enfant. Les auteurs de cette étude, Brandon T . Mc Daniel et Jenny S. Radesky, ont interrogé 172 familles (337 parents) ayant un enfant de 5 ans ou moins, pour comprendre l’impact des nouvelles technologies sur les interactions au sein des familles.

Si de nombreux parents peuvent être tentés de se réfugier derrière les écrans après une dure journée de travail, cette « technoférence » (interférence des nouvelles technologies) s’avère contre-productive. Loin d’apaiser le climat familial, cette stratégie d’évitement tend à renforcer la frustration et la colère des enfants.

Comme le souligne l’étude, le risque est alors qu’un cercle vicieux s’installe : excédés par le comportement de leurs enfants, les parents risquent de se plonger dans leurs écrans et cette attitude risque d’aggraver la situation en renforçant la colère de leur progéniture. D’où la nécessité de rappeler aux parents à quel point les moments passés en famille, notamment lors des repas, doivent être des moments de partage, de dialogue et de déconnexion !

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Trop d’écrans : les jeunes ne dorment pas assez

Les jeunes de 15/24 ans souffrent d’un déficit de sommeil. C’est ce que montre un sondage réalisé en décembre 2017 par Opinion Way pour l’Institut national du Sommeil et de la Vigilance (INVS). La majorité des jeunes sont conscients qu’ils ne dorment pas assez puisque 88 % estiment qu’ils manquent de sommeil en semaine ou le week-end. L’heure du coucher en semaine serait en moyenne de 23h20 et celle du lever à 7h02. Le week-end, l’heure de l’endormissement est repoussée à 00h49 et celle du lever à 9h43 en moyenne.

Alors que la durée de sommeil recommandée est de 8 heures par nuit à cet âge, près de 40 % des jeunes dormiraient moins de sept heures par nuit, ce qui n’est pas sans impact sur la santé et l’équilibre de vie : moindre performance scolaire, troubles du sommeil, risque accru de surpoids…

Principal facteur incriminé dans cette privation de sommeil : la pratique nocturne des écrans. 83 % des jeunes s’adonneraient à leurs activités digitales favorites au lit avant de fermer les yeux. Or, la lumière bleue des écrans stimule l’éveil et entraîne une excitation intellectuelle, peu propice à l’endormissement. Pour faire face à ce déficit, les jeunes ont parfois recours à des solutions qui s’avèrent inefficaces, voire contre-productives : prise d’excitants, grasses matinées pour compenser, siestes de plus d’une heure… Les experts recommandent au contraire de cesser toute activité sur écrans au moins une heure avant de se coucher, d’adopter des horaires de sommeil réguliers, d’éviter de prendre des excitants et de pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique chaque jour.

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Les écrans avant de dormir : une habitude risquée pour nos enfants !

Si l’effet négatif de la lumière bleue sur le sommeil n’est aujourd’hui plus à démontrer pour les adultes, une étude menée par des chercheurs de l’Université du Colorado aux Etats-Unis et publiée dans la revue Physiological Report, met en avant les risques liés à une exposition à la lumière bleue des écrans, avant l’endormissement, chez les jeunes enfants. Cette exposition nuirait de façon immédiate au sommeil, mais aurait également des effets négatifs à plus long terme (après sept jours) sur la santé et le développement des enfants en perturbant l’horloge interne qui synchronise le rythme veille/sommeil.

Quand on connaît le rôle essentiel de l’hormone du sommeil (mélatonine) dans différentes fonctions de l’organisme (régulation de la température corporelle, tension et métabolisme du glucose notamment), on comprend qu’il est essentiel d’apprendre à nos enfants à ne pas pratiquer d’activités sur écrans le soir, pour préserver leur santé et leur bien-être.

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Les réseaux sociaux entraînent-ils de mauvaises notes à l’école ?

De nombreuses études aux résultats souvent contradictoires ont tenté au cours des dernières années de mettre à jour une corrélation entre une utilisation excessive des réseaux sociaux par les jeunes et l’obtention de mauvais résultats scolaires. Face à l’absence de conclusions consensuelles sur ce point, des chercheurs de l’Université de Bamberg ont essayé de faire le point en réalisant une méta-analyse à partir de 59 études ayant concerné au total près de 30 000 jeunes dans le monde. Leurs conclusions sont à nouveau très nuancées et ne permettent pas d’établir une relation claire et scientifiquement fondée entre une utilisation importante des réseaux sociaux et les résultats scolaires. Toutefois, à défaut de pouvoir conclure de façon définitive sur cette question, les chercheurs incitent les parents à s’intéresser aux activités de leurs enfants sur les réseaux sociaux pour pouvoir en parler avec eux et le cas échéant, pour les mettre en garde contre les éventuels risques liés à cette pratique.

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L‘usage excessif du smartphone, facteur d’échec scolaire ?

C’est la conclusion d’une récente étude menée par deux universités belges. Le constat est sans appel : les étudiants ayant un usage important de leur smartphone durant les cours réussiraient 60,6 % de leurs examens, contre 68 % pour les autres élèves. En cause, une moindre concentration liée aux activités sur écran : consultation des réseaux sociaux, chat, recherche d’information, lecture de mails, prise de photos… Face à ce phénomène, les enseignants ont tout intérêt à faire preuve d’inventivité dans leurs cours pour capter l’attention de leurs étudiants et les détourner de leurs sacro-saints écrans. Mais les étudiants eux-mêmes ne doivent pas être en reste et faire un travail sur eux-mêmes pour oublier leur téléphone durant leurs heures de cours.

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