Catégorie : Etudes

Confinement : quel impact sur l’emploi du temps des enfants ?

De nombreuses études ont cherché à comprendre en quoi le confinement avait bousculé les habitudes de vie des jeunes. Parmi celles-ci, une étude menée par le Cerdi à Clermont-Ferrand, met à jour l’impact du confinement sur l’emploi du temps des enfants. Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants :

  • le temps consacré au travail scolaire a fortement diminué puisqu’il est passé de 6 heures en moyenne à 2h20 durant le confinement ;
  • les cours en ligne ont eu un impact positif sur la progression des collégiens et des lycéens mais n’ont pas eu d’effets sur les enfants les plus jeunes ;
  • le temps passé devant les écrans a doublé quel que soit l‘âge de l‘enfant avec une moyenne de de deux heures par jour, mais le temps consacré à la lecture a également progressé avec une moyenne d’une heure 30 par jour durant le confinement (vs moins d’une heure avant le confinement) ;
  • enfin, les parents ont constaté un état émotionnel plus dégradé pour les plus petits, pour lesquels la socialisation et les interactions à l’école jouent un rôle fondamental.

Consulter l’article en ligne

 

Plus d’écrans, moins d’activité physique : le bilan du confinement chez nos enfants

La sédentarité des jeunes générations s’est aggravée avec le confinement. Telle est la conclusion d’une nouvelle étude menée par Harris Interactive pour l’association Assurance Prévention et l’Institut de recherche Biomédicale et d’épidémiologie du Sport. Selon cette étude, les jeunes de 6 à 18 ans ont pratiqué des activités sédentaires durant en moyenne 33,3 heures par semaine pendant le confinement (contre 22,6 heures hebdomadaires avant le confinement), soit une hausse de près de 50 % ! De façon plus détaillée, le temps consacré aux activités sédentaires s’est réparti comme suit :

  • regarder la télévision : 10 heures par semaine en moyenne ;
  • surfer sur le web : 7,7 heures en moyenne ;
  • jouer aux jeux vidéos 7,2 heures en moyenne ;
  • échanger avec ses amis sur les réseaux sociaux ou via SMS : 5,1 heures.

Cette forte progression des activités sédentaires s’est faite au détriment de l’activité physique qui a été pratiquée à hauteur de 2,7 heures en moyenne par semaine durant le confinement (vs 3,5 heures hebdomadaires début mars) alors que l’OMS recommande a minima une heure d’activité physique chaque jour pour les enfants ! Il est donc essentiel de profiter des vacances d’été pour inciter les jeunes à renouer avec une activité physique régulière.

Consulter l’article en ligne

 

La sédentarité, nouveau fléau chez les jeunes du monde entier

Tel est le principal enseignement d’une étude publiée en novembre 2019 dans la revue médicale The Lancet Child & Adolescent Health.

Les auteurs de cette étude ont compilé des données recueillies dans le cadre scolaire auprès de 1,6 million d’adolescents âgés de 11 à 17 ans issus de 146 pays. Ces derniers ont été interrogés sur leurs dépenses physiques (sport, déplacements actifs, tâches domestiques…). Il ressort que plus de 80 % des jeunes pratiquent moins d’une heure d’activité physique par jour.

De nombreux facteurs peuvent expliquer cette progression de la sédentarité : manque d’informations sur les recommandations officielles, niveau d’équipements insuffisant, augmentation du temps consacré aux écrans… La France ne fait pas figure de bonne élève puisque 87 % des adolescents de 11 à 17 ans ne respecteraient pas les recommandations officielles. Et les filles sont davantage touchées que les garçons par cette progression de la sédentarité.

Un phénomène d’autant plus inquiétant que l’impact de la sédentarité sur la santé est aujourd’hui bien établi : risque accru de surpoids, de maladies chroniques, moindres performances en termes d’apprentissage…

Consulter l’article en ligne

 

Etude : les parents face à l’épreuve du numérique

Une nouvelle étude réalisée par Médiamétrie pour l’OPEN et l’UNAF fait le point sur le rapport complexe que les parents entretiennent avec les écrans. Cette étude fait ressortir un certain nombre de contradictions et une réelle difficulté à gérer au mieux l’usage des écrans au sein de leur famille dans un contexte de forte pression sociale :

  • des parents plus consommateurs d’Internet que leurs enfants : 96 % des parents surfent sur le web au moins une fois par jour contre 35 % des enfants ;
  • des enfants multi-équipés et de plus en plus tôt : en moyenne, les enfants ont leur première console de jeu à 7,3 ans, leur premier smartphone juste avant 10 ans, leur tablette juste avant 7 ans, et leur ordinateur à 8 ans et demi ;
  • des parents qui anticipent les demandes de leurs enfants en matière d’écrans : seuls 11 % des parents disent avoir été obligés de « céder à une demande insistante » pour le smartphone, et 8 % pour la console de jeu ;
  • des parents soumis à de fortes pressions et pris en étau entre inquiétude et culpabilité à l’idée de mal faire ;
  • mais une réelle volonté de trouver des solutions : de nombreuses stratégies sont mises en place par les parents pour limiter l’usage des écrans de leurs enfants (interdiction, négociation, dialogue, respect des recommandations officielles, volonté de donner soi-même le bon exemple…).

Consulter l’article en ligne

 

Ile-De-France : les jeunes dorment de plus en plus mal à cause des écrans !

C’est un des enseignements clés d’une étude menée par l’Observatoire régional de santé Ile-de-France intitulée « Le sommeil des jeunes Franciliens à l’ère du numérique ».  Cette étude met en évidence la fréquence des troubles du sommeil chez les jeunes d’Ile-de-France : un quart des jeunes Franciliens manque de sommeil ou souffre de somnolence diurne. Un sur 5 souffre d’insomnie chronique. Les jeunes de 15 ans sont les plus exposés à ces troubles du sommeil. Le principal facteur en cause selon cette étude est l’usage intensif des écrans : temps excessif consacré aux activités numériques, usage des écrans avant de dormir pouvant nuire à l’endormissement, réveil la nuit en raison de notifications intempestives…

Il est donc nécessaire et urgent de mener des actions de sensibilisation en direction des jeunes sur les dangers du manque de sommeil : risque accru de dépression, de troubles de relations sociales, d’obésité, de troubles de la santé mentale …mais aussi chute des résultats scolaires.

Consulter l’article en ligne

 

Sédentarité et écrans : un facteur d’obésité majeur chez l’enfant

C’est ce que révèle une étude menée par l’Institut de Barcelone dont les résultats ont été publiés dans la revue Pediatric Obesity. Cette étude qui s’est appuyée sur une cohorte de 1 480 enfants a étudié l’influence de cinq facteurs de mode de vie sur le surpoids de l’enfant entre l’âge de 4 et 7 ans : l’activité physique, le temps de sommeil, le temps passé devant la télévision, la consommation d’aliments d’origine végétale et la consommation d’aliments transformés. Les résultats montrent que la pratique des écrans combine différents comportements malsains favorisant le surpoids chez l’enfant :

  • les enfants les plus exposés aux écrans à 4 ans ont un risque accru de surpoids, d’obésité et de syndrome métabolique à l’âge de 7 ans. A contrario le temps affecté à d’autres activités sédentaires (puzzle, lecture, dessin…) ne semble pas être un facteur favorisant le surpoids ;
  • les publicités télévisées encouragent la consommation d’aliments malsains (gras et sucrés notamment). Or, une forte consommation de produits ultra-transformés à l’âge de 4 ans augmente le risque d’avoir un IMC trop important à 7 ans ;
  • on sait que l’usage des écrans se fait souvent au détriment de l’activité physique et du sommeil. Or, les études montrent que 45 % des enfants dormant insuffisamment sont en surpoids.

D’où la nécessité pour les parents d’inciter leurs enfants dès leur plus jeune âge à délaisser les écrans pour adopter un mode de vie sain : temps d’écran limité, activité physique régulière, sommeil suffisant, alimentation équilibrée.

Consulter l’article en ligne

 

L’exposition aux écrans le matin est-elle liée aux troubles du langage chez les jeunes enfants ?

C’est la question soulevée par une étude cas-témoins menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Rennes auprès de 167 enfants nés entre 2010 et 2012 et diagnostiqués avec des troubles primaires du langage, ainsi que 109 témoins ne présentant pas de trouble du langage, sur le territoire d’Ille-et-Vilaine.

Publiés par Santé Publique France dans le BEH du 14 janvier 2020, les résultats de cette étude mettent en avant le rôle négatif des écrans le matin sur le développement du langage. Les enfants exposés aux écrans avant d’aller à l’école avaient ainsi trois fois plus de risques de souffrir de troubles primaires du langage que les autres enfants. Ce risque était en outre doublé lorsqu’il était associé au fait de parler rarement ou jamais avec ses parents sur le contenu des écrans.

Dans cette étude, 94,2 % des enfants des deux groupes avaient accès à la télévision, la moitié (53, 5%) avait accès à la tablette et un tiers avait accès à un ordinateur (32,4 %), une console de jeu (34,9 %) ou un smartphone (30,2 %). Et l’étude montre que ce n’est pas tant la durée d’exposition que le fait d’être exposé aux écrans ou non le matin qui aurait un impact négatif sur le développement du langage.

Consulter l’article en ligne

 

Etude canadienne : des enfants de moins de 3 ans surexposés aux écrans !

Publiée dans la revue Jama Pediatrics le 25 novembre 2019, une étude canadienne menée auprès de 3 600 enfants et s’appuyant sur une étude réalisée entre 2011 et 2014 auprès de mères de famille, met en évidence une surexposition des enfants de deux et trois ans aux écrans.

Alors que l’OMS recommande un seuil maximal d’une heure par jour, 80 % des enfants de deux ans et 95 % des enfants de trois ans dépassaient sept heures d’écrans chaque semaine.

Le facteur prédisposant le plus les enfants à cette surexposition était le temps passé par leur mère elle-même devant les écrans, puis en second le fait d’être gardé à la maison (vs les enfants en crèche).

Consulter l’article en ligne

 

Ecrans : des parents aussi surexposés !

Selon une étude Elabe réalisée réalisée en juin 2019 pour l’association AXA Prévention, en collaboration avec le docteur Laurent Karila, psychiatre addictologue, et l’association SOS Addictions, 87 % des parents seraient conscients de l’impact négatif des écrans sur la santé de leurs enfants. Mais s’ils sont préoccupés par l’usage des écrans pour leur progéniture, ils semblent plus indulgents avec eux-mêmes. Ainsi, alors que 69 % estiment donner le bon exemple à leurs enfants en matière d’écrans, la réalité est bien plus nuancée :

  • 20 % des parents regardent un écran pendant un repas de famille ;
  • 22 % consultent leur téléphone toutes les 10 minutes ;
  • 39 % l’utilisent aux toilettes ;
  • 14 % reconnaissent utiliser parfois les écrans pour faire patienter ou calmer leur enfant, et 8 % pour les faire manger ou les aider à s’endormir.

Consulter l’article en ligne

 

Un jeune sur quatre serait dépendant de son smartphone

C’est le principal enseignement  d’une étude  menée par des psychiatres du King’s College, au Royaume-Uni, et publiée dans la revue BMC Psychiatry sur la base d’une large compilation d’études menées en Europe, aux Etats-Unis et en Asie auprès d’un total de 42 000 jeunes, adolescents ou âgés d’une vingtaine d’années.

Selon cette étude, plus de 23 % des jeunes auraient ainsi une relation problématique à leur smartphone. Il s’agit de la plus vaste étude jamais réalisée sur l’usage du smartphone chez les jeunes. Pour autant, comme le soulignent les auteurs de cette étude il est aujourd’hui trop tôt pour qualifier d’addiction l’utilisation excessive du smartphone chez les jeunes. De plus, il est difficile de savoir précisément si c’est l’objet lui-même qui génère une dépendance ou les applications qu’il comporte.

Consulter l’article en ligne