Catégorie : Etudes

Etude : les parents face à l’épreuve du numérique

Une nouvelle étude réalisée par Médiamétrie pour l’OPEN et l’UNAF fait le point sur le rapport complexe que les parents entretiennent avec les écrans. Cette étude fait ressortir un certain nombre de contradictions et une réelle difficulté à gérer au mieux l’usage des écrans au sein de leur famille dans un contexte de forte pression sociale :

  • des parents plus consommateurs d’Internet que leurs enfants : 96 % des parents surfent sur le web au moins une fois par jour contre 35 % des enfants ;
  • des enfants multi-équipés et de plus en plus tôt : en moyenne, les enfants ont leur première console de jeu à 7,3 ans, leur premier smartphone juste avant 10 ans, leur tablette juste avant 7 ans, et leur ordinateur à 8 ans et demi ;
  • des parents qui anticipent les demandes de leurs enfants en matière d’écrans : seuls 11 % des parents disent avoir été obligés de « céder à une demande insistante » pour le smartphone, et 8 % pour la console de jeu ;
  • des parents soumis à de fortes pressions et pris en étau entre inquiétude et culpabilité à l’idée de mal faire ;
  • mais une réelle volonté de trouver des solutions : de nombreuses stratégies sont mises en place par les parents pour limiter l’usage des écrans de leurs enfants (interdiction, négociation, dialogue, respect des recommandations officielles, volonté de donner soi-même le bon exemple…).

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Ile-De-France : les jeunes dorment de plus en plus mal à cause des écrans !

C’est un des enseignements clés d’une étude menée par l’Observatoire régional de santé Ile-de-France intitulée « Le sommeil des jeunes Franciliens à l’ère du numérique ».  Cette étude met en évidence la fréquence des troubles du sommeil chez les jeunes d’Ile-de-France : un quart des jeunes Franciliens manque de sommeil ou souffre de somnolence diurne. Un sur 5 souffre d’insomnie chronique. Les jeunes de 15 ans sont les plus exposés à ces troubles du sommeil. Le principal facteur en cause selon cette étude est l’usage intensif des écrans : temps excessif consacré aux activités numériques, usage des écrans avant de dormir pouvant nuire à l’endormissement, réveil la nuit en raison de notifications intempestives…

Il est donc nécessaire et urgent de mener des actions de sensibilisation en direction des jeunes sur les dangers du manque de sommeil : risque accru de dépression, de troubles de relations sociales, d’obésité, de troubles de la santé mentale …mais aussi chute des résultats scolaires.

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Sédentarité et écrans : un facteur d’obésité majeur chez l’enfant

C’est ce que révèle une étude menée par l’Institut de Barcelone dont les résultats ont été publiés dans la revue Pediatric Obesity. Cette étude qui s’est appuyée sur une cohorte de 1 480 enfants a étudié l’influence de cinq facteurs de mode de vie sur le surpoids de l’enfant entre l’âge de 4 et 7 ans : l’activité physique, le temps de sommeil, le temps passé devant la télévision, la consommation d’aliments d’origine végétale et la consommation d’aliments transformés. Les résultats montrent que la pratique des écrans combine différents comportements malsains favorisant le surpoids chez l’enfant :

  • les enfants les plus exposés aux écrans à 4 ans ont un risque accru de surpoids, d’obésité et de syndrome métabolique à l’âge de 7 ans. A contrario le temps affecté à d’autres activités sédentaires (puzzle, lecture, dessin…) ne semble pas être un facteur favorisant le surpoids ;
  • les publicités télévisées encouragent la consommation d’aliments malsains (gras et sucrés notamment). Or, une forte consommation de produits ultra-transformés à l’âge de 4 ans augmente le risque d’avoir un IMC trop important à 7 ans ;
  • on sait que l’usage des écrans se fait souvent au détriment de l’activité physique et du sommeil. Or, les études montrent que 45 % des enfants dormant insuffisamment sont en surpoids.

D’où la nécessité pour les parents d’inciter leurs enfants dès leur plus jeune âge à délaisser les écrans pour adopter un mode de vie sain : temps d’écran limité, activité physique régulière, sommeil suffisant, alimentation équilibrée.

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L’exposition aux écrans le matin est-elle liée aux troubles du langage chez les jeunes enfants ?

C’est la question soulevée par une étude cas-témoins menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Rennes auprès de 167 enfants nés entre 2010 et 2012 et diagnostiqués avec des troubles primaires du langage, ainsi que 109 témoins ne présentant pas de trouble du langage, sur le territoire d’Ille-et-Vilaine.

Publiés par Santé Publique France dans le BEH du 14 janvier 2020, les résultats de cette étude mettent en avant le rôle négatif des écrans le matin sur le développement du langage. Les enfants exposés aux écrans avant d’aller à l’école avaient ainsi trois fois plus de risques de souffrir de troubles primaires du langage que les autres enfants. Ce risque était en outre doublé lorsqu’il était associé au fait de parler rarement ou jamais avec ses parents sur le contenu des écrans.

Dans cette étude, 94,2 % des enfants des deux groupes avaient accès à la télévision, la moitié (53, 5%) avait accès à la tablette et un tiers avait accès à un ordinateur (32,4 %), une console de jeu (34,9 %) ou un smartphone (30,2 %). Et l’étude montre que ce n’est pas tant la durée d’exposition que le fait d’être exposé aux écrans ou non le matin qui aurait un impact négatif sur le développement du langage.

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Etude canadienne : des enfants de moins de 3 ans surexposés aux écrans !

Publiée dans la revue Jama Pediatrics le 25 novembre 2019, une étude canadienne menée auprès de 3 600 enfants et s’appuyant sur une étude réalisée entre 2011 et 2014 auprès de mères de famille, met en évidence une surexposition des enfants de deux et trois ans aux écrans.

Alors que l’OMS recommande un seuil maximal d’une heure par jour, 80 % des enfants de deux ans et 95 % des enfants de trois ans dépassaient sept heures d’écrans chaque semaine.

Le facteur prédisposant le plus les enfants à cette surexposition était le temps passé par leur mère elle-même devant les écrans, puis en second le fait d’être gardé à la maison (vs les enfants en crèche).

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Ecrans : des parents aussi surexposés !

Selon une étude Elabe réalisée réalisée en juin 2019 pour l’association AXA Prévention, en collaboration avec le docteur Laurent Karila, psychiatre addictologue, et l’association SOS Addictions, 87 % des parents seraient conscients de l’impact négatif des écrans sur la santé de leurs enfants. Mais s’ils sont préoccupés par l’usage des écrans pour leur progéniture, ils semblent plus indulgents avec eux-mêmes. Ainsi, alors que 69 % estiment donner le bon exemple à leurs enfants en matière d’écrans, la réalité est bien plus nuancée :

  • 20 % des parents regardent un écran pendant un repas de famille ;
  • 22 % consultent leur téléphone toutes les 10 minutes ;
  • 39 % l’utilisent aux toilettes ;
  • 14 % reconnaissent utiliser parfois les écrans pour faire patienter ou calmer leur enfant, et 8 % pour les faire manger ou les aider à s’endormir.

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Un jeune sur quatre serait dépendant de son smartphone

C’est le principal enseignement  d’une étude  menée par des psychiatres du King’s College, au Royaume-Uni, et publiée dans la revue BMC Psychiatry sur la base d’une large compilation d’études menées en Europe, aux Etats-Unis et en Asie auprès d’un total de 42 000 jeunes, adolescents ou âgés d’une vingtaine d’années.

Selon cette étude, plus de 23 % des jeunes auraient ainsi une relation problématique à leur smartphone. Il s’agit de la plus vaste étude jamais réalisée sur l’usage du smartphone chez les jeunes. Pour autant, comme le soulignent les auteurs de cette étude il est aujourd’hui trop tôt pour qualifier d’addiction l’utilisation excessive du smartphone chez les jeunes. De plus, il est difficile de savoir précisément si c’est l’objet lui-même qui génère une dépendance ou les applications qu’il comporte.

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Plus de deux heures par jour d’écrans augmenterait le risque d’hypertension chez les enfants

C’est la conclusion d’une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Saragosse et Sao Paulo sur la base de la cohorte IDEFICS (Identification and Prevention of Dietary- and Lifestyle-induced Health Effects in Children and Infants) comprenant près de 5 200 enfants âgés de 2 à 10 ans issus de 8 pays européens.

Menée sur deux années, cette étude montre un risque d’hypertension accru de 30 % chez les enfants exposés aux écrans durant plus de deux heures par jour d’affilée.

Des résultats qui confirment si besoin était l’impact négatif de la sédentarité sur la fonction cardiaque.

Pour limiter cet impact, les auteurs de l’étude recommandent d’encourager les enfants à pratiquer au moins une heure d’activité physique chaque jour et de limiter leur consommation d’écrans à moins de deux heures par jour. En effet, les chercheurs ont observé un risque d’hypertension accru de 50 % chez les enfants n’atteignant pas ces objectifs.

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L’usage intensif des écrans a-t-il un impact sur le cerveau des enfants ?

C’est ce que montre une étude récente menée par des chercheurs américains du centre médical de l’hôpital pour enfants de Cincinatti et publiée dans la revue JAMA Pediatrics. Cette étude a été menée auprès d’une cohorte de jeunes enfants âgés de 3 à 5 ans soumis à des tests cognitifs. En parallèle, les parents de ces enfants ont répondu à des questions sur la pratique numérique de leurs enfants.

Une corrélation a ainsi pu être établie entre le niveau d’exposition des enfants aux écrans et leurs résultats aux tests. Il en est ressorti que les enfants ayant une pratique intensive des écrans obtenaient de moins bons scores aux tests d’écriture, de lecture mais aussi de langage. Les IRM réalisés ont aussi mis en évidence le fait que l’intégrité de la matière blanche du cerveau était plus faible chez ces enfants, c’est-à-dire que les connexions nerveuses étaient plus lentes.

Cette étude invite les parents à limiter l’usage des écrans de leurs enfants notamment pendant les premières années de la vie qui sont essentielles en matière de développement cérébral.

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La lumière bleue des écrans réduit-elle l’espérance de vie ?

Selon une étude réalisée sur des mouches par l’Oregon State University of Science et publiée dans la revue Nature, une forte exposition à la lumière bleue aurait un impact négatif sur la rétine et réduirait la longévité. Deux groupes de mouches ont été constitués dans le cadre de cette étude :

  • un groupe de mouches exposées pendant 12 heures chaque jour à la lumière bleue d’un écran LED ;
  • un groupe dans l’obscurité totale.

Les résultats sont édifiants. Les mouches exposées à la lumière bleue souffraient de lésions de la rétine, et avaient plus de mal à se déplacer sur les murs de l’espace au sein duquel elles étaient confinées. Et au sein de ce groupe, certaines mouches qui n’avaient pas d’yeux avaient les mêmes difficultés que celles ayant été exposées à la lumière bleue. Les chercheurs ont cherché à analyser ce qui pouvait être néfaste dans la lumière et sont parvenus à la conclusion que si la lumière sans bleu réduisait légèrement l’espérance de vie des mouches, la lumière bleue la réduisait de façon bien plus significative.

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