Catégorie : Évènements

Une application pour les piétons accros au portable !

Face à la hausse des accidents impliquant les piétons, la RATP teste durant un mois à Vélizy une nouvelle application dédiée aux « smombies », ces piétons qui gardent les yeux rivés sur leur smartphone au moment de traverser la route.

Baptisée AMY, cette application connectée aux feux tricolores, envoie une alerte sur le smartphone du piéton qui produit différents effets suivant le paramétrage de l’application : diminuer le volume sonore de la musique, amplifier les bruits extérieurs, déclencher une vibration ou une alerte visuelle sur le smartphone. D’autres expérimentations de cette application sont prévues sur des véhicules autonomes et sur des lignes de bus. Cette innovation soulève toutefois une question : ne risque-t-elle pas de déresponsabiliser davantage les utilisateurs de smartphones ? L’expérience le dira.

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Ecrans et enfants : les recommandations du Haut Conseil de la Santé publique

Saisi par le Directeur Général de la Santé en août 2018, le Haut Conseil de la Santé publique vient de rendre public son avis sur l’exposition des enfants aux écrans. Fondé sur une analyse de la littérature scientifique récente sur le sujet, ce rapport met en avant les effets potentiels ou avérés d’une forte consommation d’écrans sur la santé des enfants, parmi lesquels :

  • Sommeil : les effets négatifs d’une forte exposition aux écrans sur la qualité du sommeil sont démontrés avec un niveau de preuve élevé dans de nombreuses études. « L’usage des médias, quel que soit le média, que ce soit juste avant de dormir, mais aussi un usage journalier >2 h après l’école sur chaque support ou 4 h en tout, entraîne significativement une latence d’endormissement ≥ 60 min et un déficit en sommeil ≥ 2 h. Les effets apparaissent après deux heures ou plus d’utilisation par jour et deviennent de plus en plus importants au fur et à mesure que les heures d’utilisation augmentent. »
  • Surpoids: si de nombreuses études associent le temps passé devant les écrans à un risque accru de surpoids/obésité, ce sont surtout les comportements associés à la consommation d’écrans qui sont responsables de cette prise de poids : prise alimentaire augmentée, sommeil plus court et de moindre qualité…
  • Vision: même s’il n’existe pas de consensus scientifique sur les effets négatifs de l’exposition aux écrans sur la vision des enfants et des jeunes, des effets potentiels sont mis en avant dans un certain nombre d’études : gêne oculaire, fatigue oculaire, sécheresse oculaire, maux de tête, vision floue, vision double… De même, une forte exposition à la lumière bleue peut conduire à un stress toxique pour la rétine et provoquer des lésions du cristallin.
  • Développement cognitif: l’analyse des études récentes met en avant des résultats contrastés sur l’impact des écrans sur le développement cognitif et les apprentissages. Toutes mettent toutefois en avant l’importance de l’interaction avec les adultes durant l’utilisation des écrans par les enfants et le fait que les écrans ne remplaceront jamais cette interaction.
  • Santé mentale et bien-être: si certaines études montrent l’effet bénéfique d’une utilisation modérée des écrans pour rompre l’isolement de certains jeunes, d’autres mettent en avant les risques liés à une forte consommation chez certains adolescents vulnérables. Ces divergences soulignent l’importance de l’environnement éducatif et socio-économique ainsi que de la vulnérabilité individuelle. Ainsi, les écrans pourraient être des révélateurs de la vulnérabilité des jeunes.

Sur la base de cette analyse, le HCSP établit certaines recommandations pour limiter l’impact négatif des écrans sur les enfants et les jeunes, parmi lesquelles :

  • interdire les écrans pour les enfants de moins de 3 ans et les écrans 3D pour ceux de moins 5 ans. Il est recommandé d’éviter la présence des écrans dans la chambre des enfants et de ne pas les laisser regarder la télévision une heure avant de se coucher. De même, il convient de sanctuariser les repas en famille qui doivent être des moments de partage sans la présence d’un écran ;
  • accompagner la pratique des écrans en fonction de la nature des écrans (tablette, télévision, jeu vidéo…) et de l’âge des enfants ;
  • trouver le juste équilibre entre interdiction et autorisation en consacrant une part importante du temps de loisirs aux activités hors écrans (activités physiques notamment, en extérieur de préférence pour limiter les risques de myopie).

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La campagne « Pas d’écran avant trois ans » fête ses 10 ans.

A l’occasion des 10 ans de la campagne du CSA visant à protéger les enfants contre une exposition aux écrans dès leur plus jeune âge (moins de trois ans), la Ministre de la Santé Agnès Buzyn a rappelé la nécessité de ne pas culpabiliser les parents tout en évoquant les risques encourus : impact sur le développement du cerveau et la concentration, retard dans l’acquisition du langage, troubles du sommeil, troubles visuels, obésité liée à la sédentarité.

De vendredi 19 octobre à dimanche 21 octobre, les chaînes de télévision et les radios relaieront le message du CSA « Pas d’écran avant 3 ans » qui est plus que jamais d’actualité. En outre, le CSA a conçu un dépliant « Les écrans ça s’apprend » pour aider les parents à accompagner au mieux leurs enfants dans leur pratique des écrans.

En savoir plus sur la campagne du CSA.

18 juin 2018 : l’OMS reconnaît l’addiction aux jeux vidéo.

L’addiction aux jeux vidéo a été formellement reconnue lundi 18 juin comme maladie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au même titre que celle à la cocaïne ou aux jeux d’argent, en étant intégrée à la Classification internationale des maladies (CIM).

Cette classification est la référence  internationale en termes de notification des maladies et des problèmes de santé. Elle est utilisée par les médecins du monde entier pour établir leur diagnostic et par les chercheurs pour classer des maladies par catégories.

Dans la version définitive du document, l’OMS considère l’addiction aux jeux vidéo comme « un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux sur internet, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités de la vie quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables ».

En outre, pour qu’un diagnostic puisse être établi, l’OMS précise que ce comportement extrême doit avoir des conséquences sur les « activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles », et « en principe, se manifester clairement sur une période d’au moins 12 mois ».

Si cette reconnaissance de l’addiction aux jeux vidéo répond à un objectif de santé publique, elle soulève également un certain nombre de questions car il ne s’agit pas d’une addiction comme les autres. Le Dr Serge Tisseron, expert de notre Observatoire sur le bon usage des écrans, fait le point sur ce sujet dans un article paru dans le Huffington Post.

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Google : de nouvelles fonctionnalités pour aider les utilisateurs de smartphones à réguler leur temps de connexion

Lors de sa conférence annuelle des développeurs le 8 mai dernier, en Californie, Google a dévoilé une ambition nouvelle : aider les utilisateurs de smartphones à limiter le temps qu’ils consacrent à cet objet fétiche. Pour ce faire, le géant américain a annoncé avoir mis en place de nouvelles fonctionnalités sur Android, son système d’exploitation mobile.

Objectif : permettre aux utilisateurs de réduire leur temps de connexion. Ces derniers auront par exemple la possibilité de connaître le temps passé sur les applications et de fixer une durée limite à ne pas dépasser chaque jour. A travers cette innovation technique, les responsables de Google affirment qu’ils souhaitent promouvoir « le bien-être numérique » et permettre aux utilisateurs de smartphones d’amorcer un changement culturel majeur : s’affranchir de « la peur de manquer quelque chose » liée aux notifications incessantes, pour (re)découvrir « la joie de manquer quelque chose ».

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Nouveau carnet de santé : des recommandations pour un bon usage des écrans

Le carnet de santé fait peau neuve. Un nouveau modèle, mis à jour sur la base des recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP),  entre en vigueur le 1er avril 2018. Fait nouveau, des recommandations en matière d’usage des écrans sont faites aux parents. Un paragraphe entier est ainsi consacré à cette question, devenue un sujet de préoccupation majeur pour de nombreuses familles et professionnels de santé. On peut y lire notamment qu’il est fortement déconseillé de laisser son enfant de moins de trois ans dans une pièce où la télévision est allumée même s’il ne la regarde pas. Par ailleurs, quel que soit l’âge de l’enfant, le Ministère des Solidarités et de la Santé rappelle aux parents quelques règles essentielles de bon usage des écrans :

  • éviter d’installer un téléviseur dans la chambre des enfants ;
  • résister à la tentation de se servir de la tablette ou du smartphone comme doudou pour calmer l’enfant, l’accompagner durant ses repas ou avant son sommeil ;
  • éviter d’utiliser un casque audio ou des écouteurs pour le calmer ou l’endormir.

Des conseils à suivre à la lettre pour le bien-être des plus petits…

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