Auteur/autrice : corinne

La campagne « Pas d’écran avant trois ans » fête ses 10 ans.

A l’occasion des 10 ans de la campagne du CSA visant à protéger les enfants contre une exposition aux écrans dès leur plus jeune âge (moins de trois ans), la Ministre de la Santé Agnès Buzyn a rappelé la nécessité de ne pas culpabiliser les parents tout en évoquant les risques encourus : impact sur le développement du cerveau et la concentration, retard dans l’acquisition du langage, troubles du sommeil, troubles visuels, obésité liée à la sédentarité.

De vendredi 19 octobre à dimanche 21 octobre, les chaînes de télévision et les radios relaieront le message du CSA « Pas d’écran avant 3 ans » qui est plus que jamais d’actualité. En outre, le CSA a conçu un dépliant « Les écrans ça s’apprend » pour aider les parents à accompagner au mieux leurs enfants dans leur pratique des écrans.

En savoir plus sur la campagne du CSA.

Un usage modéré des écrans peut-il avoir un impact positif sur notre activité cérébrale ?

PIERRE-MARIE LLEDO – Il faut voir l’écran comme un outil disruptif. Or, à chaque fois qu’un outil disruptif a été inventé dans l’histoire de l’humanité, notre cerveau a gagné en puissance. Je pense notamment à l’écriture qui a été le premier outil disruptif. Socrate nous mettait déjà en garde à l’époque sur le fait que l’écriture allait appauvrir notre mémoire. Or, cela n’a pas été le cas. Le digital est aujourd’hui en train de modifier le fonctionnement de notre cerveau comme l’invention de l’écriture avait modifié notre mémoire. L’avènement du digital permet à notre cerveau de s’améliorer en externalisant certaines fonctions cognitives. Déléguer certaines tâches au monde digital nous permet de concentrer notre activité mentale sur d’autres tâches que le numérique ne peut pas exécuter à notre place, comme la possibilité de prendre des décisions basées sur nos émotions (décisions intuitives) et non la raison. Les écrans peuvent donc être un atout pour notre cerveau et sont déjà d’excellents outils en matière d’éducation ou d’amélioration du cerveau sain et de remédiation du cerveau malade.

Passer plus de deux heures par jour devant les écrans nuirait aux capacités intellectuelles des enfants

Selon une nouvelle étude canadienne menée auprès de 4 520 enfants américains âgés de 8 à 11 ans et publiée le 27 septembre dans la revue britannique Lancet Child and Adolescent Health, une exposition aux écrans de plus de deux heures par jour aurait un impact négatif sur le développement cognitif des enfants. Cette conclusion s’appuie sur des tests cognitifs portant sur le langage, la mémoire, la réactivité, la concentration… et qui permettent d’établir un lien entre le temps consacré aux écrans, le sommeil et les performances intellectuelles des enfants.

Cette étude montre par ailleurs qu’une très large majorité des enfants de la cohorte dépasse ce seuil de deux heures quotidiennes d’écrans. Ainsi, seuls 5 % des enfants respectent les recommandations des autorités canadiennes : moins de deux heures d’écran, 9 à 11 h de sommeil et au moins une heure d’activité physique chaque jour. Près d’un tiers n’en suit même aucune ! Et les enfants de l’étude passent en moyenne 3,6 heures par jour les yeux rivés sur un écran !

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Une nouvelle tendance chez les jeunes : se reconnecter au réel

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de la San Francisco State University et publiée dans la revue NeuroRegulation, met à nouveau en évidence les risques de mal être et d’isolement liés à la pratique excessive des écrans.

Réalisée auprès de 135 étudiants, cette étude confirme les effets néfastes de l’hyperconnexion sur la vie sociale. Plus on est connecté, plus on est seul. Elle révèle également un autre effet délétère chez les jeunes qui sont connectés en permanence : la perte de concentration du fait que le cerveau n’est jamais mis au repos.

Mais cette étude est également porteuse d’espoir en mettant en évidence l’émergence d’une volonté nouvelle chez certains jeunes de préserver l’expérience de la vie réelle en adoptant des stratégies préventives. Certains ont choisi de quitter les réseaux sociaux, pour privilégier les relations de visu, d’autres ont décidé de délaisser leurs écouteurs pour davantage être à l’écoute de l’environnement qui les entoure. Autant de bonnes pratiques à suivre et à encourager…

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Les écrans augmentent-ils le risque de dépression chez les jeunes ?

Selon une étude menée par des chercheurs de l’université de San Diego, dont les résultats ont été publiés sur le site de Clinical Psychological Science, la surconsommation d’écrans favoriserait l’état dépressif chez les jeunes. Ces chercheurs mettent ainsi en relation l’augmentation du nombre de tentatives de suicide observée chez les adolescents entre 2010 et 2015 et la progression du taux d’équipement en smartphones au sein de la même population durant la même période.

Ils ont même défini un seuil (deux heures de connexion par jour) au-delà duquel le risque suicidaire serait accru. Les jeunes consacrant plus de cinq heures chaque jour aux activités sur écrans auraient selon cette étude 71 % de risque en plus de souffrir de dépression, d’avoir des idées noires, de penser au suicide ou de tenter de mettre fin à leurs jours.

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Convivialité, dialogue et déconnexion : les règles du repas idéal en famille

A une époque où les écrans prennent une place de plus en plus importante dans nos vies, les repas en famille doivent plus que jamais être un moment de pause, de déconnexion et de partage avec ses proches. Pourtant, il arrive que ces moments privilégiés tournent au calvaire sur fond de cris, de crises, de colères ou de caprices. Comment faire pour éviter ces situations ? La psychologue Béatrice Copper-Royer nous fournit des éléments de réponse :

  • Le repas en famille est un rituel fondamental qu’il convient de préserver car il permet de renforcer la cohésion et de créer des occasions de dialogue au sein des familles. C’est également un moment où les enfants apprennent les règles de la vie en communauté et de la politesse.
  • Durant les repas, forcer ses enfants à raconter leur journée n’est pas nécessairement une bonne idée car les enfants sont souvent peu enclins à le faire. Même les sujets de conversation en apparence les plus futiles comme la nourriture consommée au cours du repas peuvent être de formidables supports d’échange et de dialogue. L’essentiel est que chaque membre de la famille puisse s’exprimer.
  • En cas de conflit, les parents doivent faire preuve d’imagination, de compréhension et de fermeté à la fois pour désamorcer les tensions. Si ces dernières portent sur le contenu du repas, il ne faut surtout pas céder à la tentation de proposer des menus adaptés aux goûts de chacun. Le repas doit rester le même pour tout le monde !
  • Enfin pour ce qui est des écrans, les parents doivent montrer le bon exemple et veiller à délaisser téléphone, télévision et autres sources de distraction le temps du repas.

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Passer l’écran de son smartphone en noir et blanc est-il un moyen de régulation efficace pour les accros au téléphone ?

Tous les moyens sont bons pour apprendre à réguler le temps passé sur les écrans ! Tristan Harris, ancien employé de Google repenti, est parti en croisade contre l’usage abusif des écrans. Parmi les différentes astuces pour tenir à distance son téléphone, il recommande notamment de passer l’écran de son smartphone en noir et blanc. Objectif : le rendre moins attractif et donc limiter la tentation de le consulter en permanence. Pour autant, l’efficacité de ce type de solutions fait débat. Selon le psychologue Michael Stora, il est vrai que les notifications sur les téléphones attirent d’autant plus l’attention qu’elles sont dans des couleurs vives. Mais le passage au noir et blanc n’est sans doute pas une mesure suffisante pour que les accros au téléphone retrouvent le chemin d’un usage modéré.

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Surpoids, sédentarité, écrans, les liaisons dangereuses.

A l’occasion de la Journée Européenne de l’obésité du 18 mai dernier, une enquête a été menée auprès de parents sur les problèmes de surpoids et d’obésité chez l’enfant, à l’initiative du site mpedia.fr, conçu par l’association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA). Les résultats de cette étude mettent en avant l’importance de certaines mauvaises habitudes en lien avec le temps passé sur les écrans. Alors que le manque d’activité physique est un facteur reconnu d’obésité, on apprend ainsi que :

  • 37% des parents interrogés n’envisagent pas systématiquement une sortie tous les week-ends, or on sait à quel point il est important pour les jeunes enfants de pouvoir sortir durant les temps de loisirs pour se défouler. Le risque est donc que les parents compensent l’absence de sortie par du temps d’écrans pour canaliser le trop plein d’énergie de leur progéniture.
  • Par ailleurs, 29% des parents déclarent que leurs enfants ne pratiquent pas d’activité physique quotidiennement et 26% affirment que leur enfant n’a pas du tout d’activité physique en dehors de l’école et/ou de la garderie.
  • Enfin, 20% des enfants prennent leur repas « de temps en temps » devant les écrans or, on sait que ce type de pratique augmente le risque que l’enfant ingère des quantités de nourriture supérieures à ses besoins.

Des conclusions qui nous incitent grandement à limiter le temps passé par nos enfants devant les écrans au profit d’activités leur permettant de se dépenser davantage !

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Fondation April/BVA : un baromètre sur l’hyperconnexion des Français

Quel est le rapport des Français aux écrans ? Cette question centrale a fait l’objet d’un baromètre réalisé par l’institut BVA pour la Fondation April, dont les résultats viennent d’être publiés.

Cette étude est riche d’enseignements : on y apprend entre autres que 72 % des Français pensent qu’il serait bénéfique pour leur santé et leur bien-être de limiter le temps de connexion sur les écrans. Ils consacrent en moyenne 4 h 22 par jour aux activités sur écrans (smartphone, tablette, ordinateur portable ou fixe…). Certaines populations sont plus exposées que d’autres pour des raisons personnelles ou professionnelles : les cadres y consacrent 7 h 13 chaque jour, les 18-34 ans ou « Digital natives » 6 h par jour, suivis de près par les parents d’enfants de moins de 10 ans avec 6 h 26 d’exposition quotidienne !

A la question de la dépendance, près de 7 Français sur 10 se disent incapables de se passer de ces sacro saints objets connectés plus d’une journée et parmi eux 29% se considèrent comme totalement dépendants.

Quant à l’impact des écrans sur la santé et le bien-être, il reste encore largement sous-estimé puisque la moitié des Français pensent que l’exposition aux écrans n’a aucun impact sur leur santé en général, tandis que 1/3 des Français s’estiment mal informés sur ce point… Il reste encore du chemin à parcourir en matière de sensibilisation sur le bon usage des écrans !

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18 juin 2018 : l’OMS reconnaît l’addiction aux jeux vidéo.

L’addiction aux jeux vidéo a été formellement reconnue lundi 18 juin comme maladie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au même titre que celle à la cocaïne ou aux jeux d’argent, en étant intégrée à la Classification internationale des maladies (CIM).

Cette classification est la référence  internationale en termes de notification des maladies et des problèmes de santé. Elle est utilisée par les médecins du monde entier pour établir leur diagnostic et par les chercheurs pour classer des maladies par catégories.

Dans la version définitive du document, l’OMS considère l’addiction aux jeux vidéo comme « un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux sur internet, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités de la vie quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables ».

En outre, pour qu’un diagnostic puisse être établi, l’OMS précise que ce comportement extrême doit avoir des conséquences sur les « activités personnelles, familiales, sociales, éducatives, professionnelles », et « en principe, se manifester clairement sur une période d’au moins 12 mois ».

Si cette reconnaissance de l’addiction aux jeux vidéo répond à un objectif de santé publique, elle soulève également un certain nombre de questions car il ne s’agit pas d’une addiction comme les autres. Le Dr Serge Tisseron, expert de notre Observatoire sur le bon usage des écrans, fait le point sur ce sujet dans un article paru dans le Huffington Post.

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