Auteur/autrice : corinne

Les enfants continuent à lire malgré les écrans !

Cette information rassurante vient d’être révélée dans le cadre d’une étude réalisée par l’Institut Harris Interactive pour le magazine J’aime lire auprès d’enfants âgés de 7/11 ans et de leurs parents.

  • 84 % des enfants interrogés affirment prendre du plaisir à lire et presque autant (85 %) à jouer aux jeux vidéo.
  • 60 % des parents ont même déjà surpris leur enfant en train de lire en cachette le soir dans son lit et 45 % à l’avoir vu se rendre à table avec son livre par peur de devoir s’arrêter de lire.

Cet amour de la lecture est fortement influencé par les parents. Plus les enfants voient leurs parents lire et plus ils seront eux-mêmes enclins à le faire.

Pour ce qui est des facteurs de motivation, 42 % des enfants lisent pour apprendre des choses, 39 % pour suivre leurs personnages fétiches et 39 % par simple plaisir de lire.

Les enfants préfèrent les livres (92 %), puis les BD (83 %), les magazines jeunesse (82 %) suivis des mangas (52 %). Enfin,  la lecture des enfants se pratique aussi sur écrans (liseuse, tablette ou smartphone) selon trois parents sur dix.

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Les Français aiment toujours autant la télévision !

C’est ce que révèle l’Observatoire de l’équipement audiovisuel des foyers de France métropolitaine réalisé par le CSA. Le téléviseur reste ainsi l’écran le plus répandu dans les foyers puisqu’au quatrième trimestre 2018, 93,4 % en étaient équipés.

Sans surprise, les smartphones figurent aussi parmi les écrans préférés des Français puisque 73,6 % des personnes de plus de 11 ans et plus en possèdent un (contre 68,9% un an auparavant). Par ailleurs, il convient de noter que les ordinateurs et tablettes accusent un léger retrait : 85,4 % des Français possèdent un ordinateur et 48,2 % une tablette.

Enfin, le nombre d’écrans par foyer reste stable avec une moyenne de 5,5 écrans répartis comme suit : 1,5 téléviseur, 1,5 ordinateur, 1,5 smartphone, 0,6 tablette et 0,4 téléphone mobile.

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Des Français, de plus en plus accros aux écrans

C’est la conclusion de l’étude ELABE réalisée pour Axa Prévention en juin 2018. On apprend ainsi que :

  • 34 % des Français ne peuvent pas s’empêcher de consulter leur téléphone portable toutes les dix minutes ;
  • plus d’un Français sur cinq a pour habitude d’utiliser son téléphone au moment des repas ;
  • une personne sur trois reconnaît avoir déjà relâché son attention en présence d’enfants en bas âge à cause de son téléphone portable ;
  • sur la route, si une majorité considère comme inacceptable le fait de lire, écrire un SMS, ou de téléphoner au volant (81 % et 77 %), un quart des personnes interrogées avouent l’avoir toutefois déjà fait ;
  • une personne sur quatre affirme avoir déjà confié une tablette à un enfant de moins de 6 ans et 27 % laissent régulièrement leur téléviseur allumé en présence d’un enfant de moins de 3 ans.

Enfin, la demande d’information en matière d’usage des écrans reste forte puisque 52 % des interrogés souhaitent être informés sur les conséquences du temps passé devant les écrans et 47 % sur les risques liés à l’usage d’Internet.

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L’usage du smartphone transforme-t-il nos mains ?

C’est ce que suggère une étude réalisée par l’entreprise de téléphonie O2 au Royaume-Uni , le O2 Mobile Life Report, qui a enquêté auprès de 2 000 personnes. Selon cette étude qui vise à mieux comprendre les relations entre les consommateurs et leur smartphone, les gros utilisateurs de smartphones auraient un risque accru de subir des modifications corporelles en raison de cet usage intensif :

  • Une personne sur huit (13 %) des 18-34 ans aurait un pouce plus gros que l’autre;
  • 8 % des Britanniques auraient développé un creux au niveau des auriculaires en raison de leur manière de tenir leur téléphone.
  • Au total, un tiers des utilisateurs de smartphones estiment que leur corps a évolué avec l’usage du smartphone.

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Les écrans sont-ils responsables d’une «malnutrition culturelle» des jeunes enfants ?

Dans un rapport sur les enfants et les écrans, remis le 4 juin au ministre de la Culture, la psychanalyste Sophie Marinopoulos met en garde les parents sur les carences culturelles et artistiques dont peuvent être victimes des enfants de plus en plus exposés aux écrans.

Sans être opposée aux écrans, elle dénonce leur utilisation comme outil d’évitement de la relation parent-enfant. Les enfants à qui l’on donne un téléphone pour qu’ils se taisent sont hypnotisés par cet outil et privés d’une relation interpersonnelle essentielle à leur développement. De même, ceux qui voient leurs parents scotchés à leur portable toute la journée souffrent d’un manque d’attention préjudiciable.

Tous ces comportements qui entravent la qualité du lien parent-enfant, et plus largement du lien social génèrent une forme de « malnutrition culturelle » qui fragilise les enfants de l’intérieur. Pour répondre à ce nouvel enjeu de santé publique, Sophie Marinopoulos en appelle à « une stratégie nationale pour la santé culturelle » et veut « promouvoir et pérenniser l’éveil culturel et artistique de l’enfant de la naissance à 3 ans dans le lien à son parent ».

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Utiliser l’empathie pour accompagner l’enfant

ANNE PEYMIRAT – Les enfants et adolescents sont tellement pris par leurs écrans (jeux, réseaux sociaux, vidéos, chaîne youtube, etc) qu’il leur est difficile d’arrêter et de passer à autre chose. Cela peut même être source d’une grande frustration, voire d’une certaine détresse pour les plus « accros ».

Lorsque l’on a comme projet de reprendre en mains les écrans à la maison, c’est à dire de poser certaines limites et règles, il est indispensable d’accompagner l’enfant dans la gestion des émotions que cela provoque chez lui.

La technique à utiliser est l’écoute empathique. Celle-ci consiste à trouver les mots pour désigner l’émotion que peut ressentir l’enfant (ou l’adolescent) lorsqu’on met en place des règles différentes de ce qui était accepté auparavant (ou du moins toléré).

Le parent peut dire “j’ai l’impression que tu es très contrarié par cette nouvelle règle” ou encore “tu as l’air furieux que l’on te demande de ne plus garder ton téléphone le soir dans ta chambre. Sans doute es-tu énervé de ne plus avoir la liberté de le prendre à ce moment là.”

L’écoute empathique permet de mettre des mots sur les émotions de l’enfant et de lui montrer que même si l’on impose des règles, on se soucie de ce qu’il ressent. Cela aide à faire retomber les émotions. En fonction du tempérament de l’enfant, cela se fera plus ou moins vite.

Cette technique peut paraître inutile aux parents qui ne l’on pas encore testée, elle vaut pourtant la peine d’être utilisée très régulièrement et dans toutes les situations mais encore plus dans celles où il est question d’écran. Les enfants, comme les adolescents sont immatures et par définition, ont du mal à gérer leurs émotions. L’écoute empathique permet de mettre des mots sur les sentiments qui les traversent, de les apaiser et, à long terme, de gagner en maturité. Et pour les parents de gagner en sérénité à la maison.

Des questions ? Pour aller plus loin, rdv sur le site Calmer parenting

Anne Peymirat, coach parental certifiée sur la méthode Calmer Parenting.

Le sommeil, un indicateur de bonne santé chez l’enfant

Si le sommeil est encore trop peu reconnu comme un facteur de santé, une étude menée par une équipe de recherche de la Rutgers University (New Jersey) auprès de 177 000 jeunes âgés de 8 à 17 ans vient de lui redonner ses lettres de noblesse. Cette étude met en effet en évidence le rôle essentiel du sommeil dans la santé globale des enfants. Publiés dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, les résultats permettent notamment d‘établir une corrélation entre un sommeil insuffisant et une mauvaise alimentation, un risque accru de surpoids et une augmentation du temps consacré aux activités sur écrans. Les principaux enseignements sont les suivants :

  • Environ 40% des jeunes participants de l’étude dorment moins que la durée recommandée. Les garçons sont plus touchés que les filles par ce déficit de sommeil.
  • Une durée de sommeil insuffisante est associée à différents facteurs de risque : de mauvaises habitudes alimentaires (risque accru de sauter le petit-déjeuner, plus forte consommation de fastfood et de sucreries), une augmentation du temps passé devant l’écran, une augmentation du risque de surpoids ou d’obésité.
  • Les adolescents dont la durée de sommeil est insuffisante présentent également une capacité aérobique et ont une pratique de l’activité physique réduites.

Cette étude incite donc les parents à (re)considérer le sommeil de leur enfant comme un indicateur de santé global et à instaurer des règles leur permettant de dormir suffisamment pour répondre à leurs besoins physiologiques.

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Les bons réflexes à adopter pour protéger ses yeux de la lumière bleue

Nous passons de plus en plus de temps sur les écrans, ce qui peut avoir des effets néfastes pour nos yeux. Pour limiter ses risques il est donc essentiel d’adopter quelques bons réflexes :

  • comme le suggère le Professeur Gilles Renard, directeur scientifique de la SFO, il est « préférable de limiter le temps d’exposition aux écrans Oled et Amoled et les éloigner autant que possible des yeux des enfants » ;
  • en cas d’activité prolongée sur écrans (jeux vidéo, travail sur ordinateur), faire une pause d’au moins 15 minutes toutes les deux heures afin de reposer ses yeux ;
  • éviter de regarder la télévision dans le noir. Il convient de garder une petite lumière allumée derrière le poste de télévision dans la mesure du possible.

Enfin, sachez que les smartphones les plus récents disposent à présent d’une fonction permettant de filtrer l’émission de lumière bleue (fonction « night shift » sur iPhone et « confort des yeux » sur Android). De même, il existe sur le marché des lunettes pour filtrer la lumière bleue mais celles-ci ont toutefois une efficacité limitée.

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Augmentation des troubles cognitifs chez les enfants : quel lien avec les écrans ?

Tous les ans, l’Education nationale publie des chiffres sur le nombre d’enfants scolarisés souffrant de handicap. Or, les derniers résultats montrent une hausse significative de certains troubles en huit ans :

  • + 24% pour les troubles intellectuels et cognitifs ;
  • + 54 % pour les troubles psychiques ;
  • + 94 % pour les troubles de la parole et du langage.

L’exposition croissante des enfants aux écrans est-elle en partie responsable de l’augmentation de ces troubles ? Certains spécialistes posent ouvertement la question. Des études récentes comme celle menée par des chercheurs de l’Institut CHEO de l’Université d’Ottawa et de Carleton ont notamment mis en évidence les conséquences négatives d’une forte exposition aux écrans (plus de deux heures par jour) sur le développement et les capacités cognitives des enfants.

Toutefois, d’autres experts comme le psychologue Yann Leroux invitent à la prudence : « Les effets néfastes du numérique apparaissent avec une utilisation massive des écrans, insiste-t-il, à hauteur de quatre à six heures par jours. On est quasiment dans une situation d’abandon de l’enfant dans ces cas-là, et c’est ce qui est le plus dommageable. »  Pour un autre spécialiste de la question, Eric Osika, il est essentiel de respecter le seuil de deux ans : pas d’écran en dessous de cet âge et une exposition limitée à deux heures par jour maximum au-delà.

Rappelons enfin que les recommandations officielles qui émanent notamment du CSA et de la Ministre de la Santé vont dans le sens d’une interdiction des écrans avant l’âge de trois ans en raison de risques établis pour le développement et la santé physique des enfants.

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La présence d’un téléviseur dans la chambre des enfants : un risque pour leur santé ?

C’est ce que suggère une nouvelle étude menée par une équipe de l’Université de Montréal et du INRS-IAF. Les chercheurs ont analysé les données d’une cohorte d’enfants nés entre 1997 et 1998 et ayant eu des RDV de suivi à l’âge de 4, 12 et 13 ans. Durant ces RDV, les chercheurs ont mesuré différents indicateurs qui auraient, selon eux, un impact sur la santé physique et mentale à l’âge adulte. Ils ont ainsi mesuré l’indice de masse corporelle des enfants, les ont interrogés sur leur façon de se nourrir, leur ont administré un questionnaire sur la dépression et ont cherché à évaluer leur exposition au stress émotionnel en classe et leurs interactions avec leurs camarades.

Les résultats qui ont été publiés dans la revue Pediatric Research montrent que le fait d’avoir un poste de télévision dans sa chambre à l’âge de 4 ans était associé à :

  • Un indice de masse corporelle plus élevé
  • Une alimentation moins saine
  • Une moindre sociabilité
  • Un niveau plus élevé de détresse émotionnelle
  • Des symptômes dépressifs, de victimisation et d’agression physique plus tard durant l’enfance.

Cette étude confirme à quel point il est essentiel de sanctuariser les chambres des enfants et d’en faire des zones sans écrans pour leur développement.

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