Constatant le développement concomitant de l’usage des écrans et de symptômes dépressifs au sein de la jeunesse américaine, des chercheurs de l’université de San Diego ont mené une étude d’opinion auprès d’étudiants. Résultats : les adolescents passant le plus de temps sur leurs écrans (réseaux sociaux, jeux vidéo, textos…) étaient ceux qui déclaraient être les plus malheureux. A contrario, les plus heureux étaient ceux qui consacraient moins d’une heure par jour aux écrans. S’il ne s’agit pour l’heure que d’un sondage, celui-ci incite fortement à l’auto-régulation.
WILLIAM LOWENSTEIN – Le premier conseil est de ne pas entrer en conflit avec ses enfants. Ensuite, il faut fixer des règles de vie communes pour lesquelles les adultes doivent montrer l’exemple. Parmi ces règles, deux me paraissent essentielles :
- protéger les moments de partage, les temps communs : il faut donc éviter les écrans lors des réunions de famille et notamment lors des repas ;
- « sanctuariser » les chambres pour préserver le sommeil de chacun et se protéger des ondes.
Par ailleurs, les parents doivent veiller à proposer à leurs enfants des activités ne passant pas par les écrans. Il peut être également utile pour eux d’établir un contrat avec leurs enfants à condition que celui-ci ne soit pas trop rigide, qu’il ait fait l’objet d’une négociation et ne repose pas uniquement sur des interdits. Un contrat trop rigide risquerait en effet d’être une source de conflit.
Enfin, si une psychopathologie est sous-jacente à l’usage excessif des écrans, il est indispensable de la traiter en tant que telle.








